Comment réaliser une table de jardin

20 août 2013

table beton mosaique hibiscus
Hibiscus sur table en BĂ©ton

J’ai trouvĂ© ces conseils sur le net :

“Tout d’abord posons les donnĂ©es du problème :
Les principales caractéristiques auxquelles doivent répondre votre travail sont :

- Solidité : Même si vous n’envisagez pas de danser sur votre table, elle doit avoir une bonne résistance afin de bien vieillir sans fissuration, ni autre désagrément du même genre.
- Résistance aux intempéries : La plupart du temps ce genre de table reste fixe et se trouve exposée aux caprices du temps, soleil, pluie, gel, cela impose d’avoir une table qui puisse résister le mieux possible.
- Entretien facile : Hé oui si vous faites une table c’est pour l’utiliser et elle doit être facile à nettoyer, cela vous permettra d’en profiter au maximum et de ne pas avoir un malaise, si un petit bout de choux renverse sur votre précieux travail le contenu de son assiette!
- Poids : Cela dépend de votre projet. Votre table doit elle être mobile ? si oui il faut quelle ne soit pas trop lourde.

La structure de la table :

-1- La table en béton

Elle va ĂŞtre solide, mais elle sera lourde, suivant les dimensions elle va peser plusieurs centaines de kg ! difficile de la dĂ©placer frĂ©quemment. Deux techniques : soit vous rĂ©alisez votre mosaĂŻque en mĂ©thode indirecte et vous coulez le bĂ©ton sur son envers, soit vous rĂ©alisez le plateau de bĂ©ton et vous collez la mosaĂŻque dessus après. Si vous utilisez des produits pour l’extĂ©rieur, elle rĂ©sistera très bien dans le temps.

L’épaisseur du plateau dépend de sa taille, pour de petite table il vous faudra quand même compter au minimum 3,5 cm d’épaisseur et prévoir une armature pour armer le béton. Moi j’utilise du treillis soudé pour les dalles de 10 à 20 cm (maille). Pour une grande table il faudra augmenter l’épaisseur à 5 cm minimum et des fers à béton de 6 à 8 mm. La qualité de votre béton est déterminante pour la solidité, utiliser un béton dosé minimum à 350 kg de ciment par m3 (soit 1 volume de ciment pour 2 volumes de sable et 3 volumes de gravier)

Poids d’un plateau de 1m par 2m de 5cm d’épaisseur : (1×2x0.05)x2500= 250kg en 8 cm cela donne 400 kg

Vous pouvez ajouter du sikalatex au béton (additif liquide) ce qui améliore ses propriétés et éventuellement des fibres de verre.

-2- La table en bois marine

Personnellement je déconseille cette solution, à moins que cette table soit destinée à un usage intérieur ou extérieur mais couvert. Utilisez un contreplaqué marine de 22 mm et réalisez éventuellement des renforts périphériques et transversaux en bois. L’avantage est le gain en poids.

-3- La table support métal

Il faut réaliser un cadre pour le tour de la mosaïque, qui contiendra une tôle sur laquelle vous collerez la mosaïque, des renforts transversaux métalliques seront posés sous le plateau pour éviter à la tôle de fléchir. Il vous faudra utiliser une colle qui reste souple, Mapei keralastic ou à défaut du mastic PU.

Le gain en poids par rapport à une table en béton est appréciable.
A éviter : Faire le cadre en métal avec un support bois, vous aurez des fissurations entre le cadre et la mosaïque à cause de la différence de dilatation entre le bois et le fer.

-4- La table avec plateau en panneau wedi

La marque Wedi propose des panneaux que vous pouvez utiliser comme support de table en différentes épaisseurs, il s’agit de panneaux de polystyrène extrudé recouvert de d’une trame en fibre de verre elle même recouverte d’un ciment plastifié. Ils sont généralement utilisés dans la fabrication de salle de bain, parfaitement étanches ils sont faits pour être carrelés.
Ce produit à deux intérêts principaux le poids et la résistance à l’humidité.

-5- La table avec plateau en résine époxy

Comme dans le cas d’une table en béton vous allez utiliser la méthode indirecte, ensuite sur l’envers de la mosaïque vous ferez une couche pour égaliser le dessous de vos tesselles avec un mortier normal, une fois cette surface bien plane, nous appliquerons du mat de verre avec de la résine époxy à 400 gr par m², sur le mat de verre nous poserons du nidaplast d’au moins 2 cm d’épaisseur qui sera couvert a son tour d’une couche de mat de verre et de résine époxy encore a 400 gr par m². Le gain en poids par rapport à un plateau béton est d’environ 40%.

Le choix des matériaux

Les matières recommandées doivent être lisse au maximum pour un entretien facile et insensible à l’humidité :
Les grès cérames émaillés ou non (émaillés plus facile d’entretien).
Les Ă©maux de Briares
Les émaux de verre et les pâtes de verre (ces derniers sont plus fragiles !)
Le verre convient aussi mais il faut tenir compte de sa faible résistance aux chocs
Les pierres naturelles, conviennent aussi mais pour un entretien plus aisé il faudra choisir des surfaces le plus lisse possible et faire un traitement anti-tâche et anti-humidité.

Évitez la faïence et les terres cuites qui absorbent l’eau !

site source : http://capmosaique.com/table-en-mosaique/

Le musée Marc Chagall à Nice : La Mosaïque

28 mars 2013

mosaique chagall musée Nice
“Le prophète Elie” 1971, 715 x 570cm”

Le sujet
ConsacrĂ©e au prophète Elie, enlevĂ© au ciel sous les yeux de son disciple ElisĂ©e, cet ensemble met l’accent sur les formes rondes, des plus petites comme les roues du char d’Elie, Ă  celle de l’orbe qui entoure le personnage central, jusqu’Ă  la forme ovale du zodiaque pĂ©riphĂ©rique.
Le choix du sujet, adaptĂ© Ă  la dimension première, biblique, du musĂ©e, tĂ©moigne du syncrĂ©tisme de Chagall. Il s’est en effet inspirĂ© de motifs empruntĂ©s Ă  l’iconographie romaine, comme le zodiaque entourant le char du soleil. Il mĂŞle ainsi deux traditions mĂ©diterranĂ©ennes diffĂ©rentes.

La réalisation
La mosaique est exĂ©cutĂ©e par le mosaĂŻste Lino Melano sous la surveillance vigilante de l’artiste.
Il dira le 15 fĂ©vrier 1971.” J’ai collaborĂ© avec M. et Mme Melano depuis de nombreuses annĂ©es avec une grande satisfaction. Ils m’ont accompagnĂ© dans les rĂ©alisations de mes oeuvres en mosaĂŻque pour la fondation A. et M. Maeght Ă  Saint-Paul de Vence, l’UniversitĂ© de Nice et le Parlement de JĂ©rusalem. Je les considère comme d’exellents artistes avec lesquels j’ai toujours plaisir Ă  travailler. ” voir article Ă  suivre sur Lino Milano

Le projet
Dès 1969, le ministre de la Culture, AndrĂ© Malraux, dĂ©cide la construction d’un musĂ©e pour conserver le Message Biblique après sa donation Ă  l’Etat. Celle-ci dĂ©bute en 1970 sur un vaste terrain, offert par la Ville de Nice, oĂą Ă©tait Ă©difiĂ©e une villa du dĂ©but du siècle en ruine.
Chagall suit avec intĂ©rĂŞt le projet : c’est lui qui demande qu’un auditorium fasse partie des salles prĂ©vues. Il souhaite Ă©galement enrichir le bâtiment en ajoutant les vitraux de l’auditorium et une mosaĂŻque qui entraĂ®ne la modification des axes de circulation du musĂ©e.
Les travaux sont réalisés alors que Chagall est agé de plus de quatre-vingts ans.

En 1973, l’artiste est prĂ©sent pour l’inauguration du musĂ©e national Message Biblique Marc Chagall, avec AndrĂ© Malraux et le ministre de la Culture de l’Ă©poque, Maurice Druon.
détail du voyage du prophète Elie
détail

Le musée Marc Chagall à Nice (2): Les vitraux

24 février 2013

chagall vitraux auditorium musée Nice
“La crĂ©ation du monde” 1971

En trois fenĂŞtres de dimensions dĂ©croissantes et qui se lisent de droite Ă  gauche, dans le sens de la lecture hĂ©braĂŻque, Chagall dĂ©peint dans l’auditorium les sept jours de la CrĂ©ation du monde, l’Ă©mergence de la vie par la lumière divine. La rĂ©duction progressive de chaque vitrail rend compte de la durĂ©e de chacun des Ă©pisodes.
“Les quatre premiers jours” (Ă  droite) Dieu commence par crĂ©er la lumière et c’est elle qui forme le sujet du premier vitrail.
“Les cinquième et sixième jours” (au milieu) Seul ce vitrail est plus figuratif dans un ensemble Ă©tonnamment abstrait pour Chagall.
“Le septième jour” (Ă  gauche) Dieu se repose.
L’abstraction est due autant Ă  une attraction de l’ambiance gĂ©nĂ©rale pour les vitraux des annĂ©es 1970 ; que motivĂ©e par le sujet : au dĂ©but il n’y a rien que le chaos, Ă  la fin Dieu ne fait rien.
Bien que ces vitraux Ă©clairent une salle de concert, le sujet religieux choisi par Chagall ne surprend pas dans un musĂ©e d’abord conçu pour recevoir son message Biblique. Dans un langage purement symbolique, Chagall signifie Ă  quel point sa peinture est insĂ©parable de sa foi.

Maitre d’oeuvre : Charles Marq. voir le site de l’atelier ici

L’artiste à créé tout au long de sa vie des vitraux en Allemagne, en Angleterre, aux Etats-Unis, en Suisse, en Israël et en France.
“Le vitrail reprĂ©sente la cloison transparente entre mon cĹ“ur et le cĹ“ur du monde” (Marc Chagall, entretien avec AndrĂ© Verdet, Paris, 1984)

Voyage Ă  Paris : Les mosaiques de Montmartre 2

17 février 2013

mosaique du sacré-coeur de Montmartre
Histoire des mosaĂŻques de Montmartre :

Le projet
Quand l’église est presque édifiée, en passe d’être ouverte au culte, vers 1890, Paul Abadie est mort (1884) et la question du décor se pose sous un jour nouveau. Les projets initiaux sont loin d’autant qu’entre-temps l’originalité du sanctuaire n’a fait que croître. On veut pour une dévotion et une architecture nouvelles une décoration nouvelle.
C’est le rôle de la commission de délégation de confier le problème de la décoration générale aux architectes Ch. Laisné et H. Rauline.
Par ailleurs le P. de Franciosi est consulté sur le choix des sujets.
Sont étudiés et retranscrits dans trois cahiers à l’intention du cardinal Richard :
Les différents emplacements qui requièrent une décoration (base matérielle) : un classement méthodique des emplacements est fait, un rappel des dédicaces, ainsi qu’une liste du mobilier utile… ;
Les sujets et thèmes possibles de l’iconographie : Le P de Franciosi, auteur d’un livre sur le sujet, est choisi pour sa grande connaissance de la dévotion au Cœur du Christ à travers l’Ecriture et la Tradition ;
Le programme d’études.

Le choix de la mosaĂŻque
Charles Garnier, architecte-conseil de l’œuvre du Vœu national, semble avoir joué ici un rôle déterminant même si le choix de la mosaïque pour décorer les chapelles et le chœur revient, dit-on, au cardinal Richard.
Il a paru Ă©vident que l’objection d’un Ă©ventuel manque d’unitĂ© de style de l’association sculpture-mosaĂŻque avait peu de poids devant les avantages de la mosaĂŻque : profiter de chacun des arts d’un style nouveau et actuel ; rĂ©sistance de la mosaĂŻque par rapport aux fresques et aux tableaux.
Des essais sont tentés vers 1890 et 1891, des mosaïstes italiens sont recommandés. Les églises de Sienne et Palerme sont visitées pour modèles. On demande spécialement à J.-D. Facchina (mosaïste italien) d’incruster des mosaïques dans les marbres de l’autel St Jean Baptiste.
A son arrivĂ©e l’architecte Magne se montre particulièrement favorable Ă  cette technique : « Celle-ci demeure prĂ©cieuse entre toutes, s’adaptant Ă  toutes les formes, et la mieux appropriĂ©e aux revĂŞtements somptueux des murs ou des voĂ»tes ».
La société Guibert Martin assure dès lors la fabrication de la quasi-totalité des mosaïques de la basilique. Il y a de la mosaïque partout : sur les murs, sur les autels, sur les tables de communion, …
Tout ce décor n’est pas homogène pour autant.

Deux tendances
Deux grandes tendances sont à l’œuvre : celle qui prend pour modèle la peinture à l’huile, et celle de stricte inspiration « byzantine ».
La première se manifeste avant tout dans les chapelles. La mosaĂŻque du chĹ“ur participe de l’une et l’autre tendance. La seconde, celle de Henri-Marcel Magne, caractĂ©rise bien la coupole de la Sainte Vierge.
Mais ces deux tendances s’estompent au profit d’une unité d’ensemble qui s’exprime en de subtiles gradations.
HĂ©lène GuĂ©nĂ©, auteure d’ouvrages historiques sur la mosaĂŻque, Ă©crit : « On a l’impression, en entrant dans ce sanctuaire, qu’on est guidĂ© par la succession hiĂ©rarchisĂ©e de dĂ©cors mosaĂŻquĂ©s : simples Ă  l’entrĂ©e, puis omniprĂ©sents dans le mobilier du chĹ“ur, pour s’achever par une envolĂ©e hiĂ©ratique sur le cul-de-four du chĹ“ur – monumental, monstrueux, extravagant, hors Ă©chelle ! Il s’agit donc d’une mise en scène calculĂ©e dont le cul-de-four du chĹ“ur serait le rideau de scène et l’aboutissement visuel normal. »

Le peintre
Finalement le 21 décembre 1911, un contrat est signé entre le cardinal Amette, Luc –Olivier Merson et Henri-Marcel Magne pour la réalisation de la mosaïque complète du chœur en cinq ans. Merson, le peintre, est en quelque sorte le directeur artistique du projet ; à Magne, l’architecte, sont confiés la maquette et les cartons peints grandeur d’exécution. Ils conviendront avec son éminence des sujets représentés.

(source « Le sacré cœur de Montmartre de 1870 à nos jours »par Jacques Benoist)

Voyage Ă  Paris : Les mosaiques de Montmartre

8 février 2013

abside sacre-coeur

L’abside
Ă€ l’intĂ©rieur, le plafond de l’abside est dĂ©corĂ© de la plus grande mosaĂŻque de France (Émaux de Briare), couvrant une surface de 473,78 m2. Conçue par Luc-Olivier Merson (peintre 1846-1920) et exĂ©cutĂ©e de 1918 Ă  1922 par les ateliers Guilbert-Martin, elle reprĂ©sente le SacrĂ©-CĹ“ur de JĂ©sus glorifiĂ© par l’église catholique et la France. Ă€ sa base on peut lire une phrase en latin signifiant : « Au CĹ“ur très saint de JĂ©sus, la France fervente, pĂ©nitente et reconnaissante. »

La décoration
L’architecte premier est Paul ABADIE heureux gagnant du concours, mais six architectes se succĂ©dèrent pour achever l’Ă©difice de 1875 Ă  1918. (HonorĂ© Daumet (1884-1886), Jean-Charles LaisnĂ© (1886-1891), Henri-Pierre-Marie Rauline (1891-1904), Lucien Magne (1904-1916), Jean-Louis Hulot (1916-1924) )
Le style est Romano-byzantin et contraste avec les Ă©glises du Moyen Age, par exemple le style gothique de Notre-Dame de Paris(1163-1240).
et s’inspire de modèles comme Sainte Sophie de Constantinople ou encore San Marco de Venise ou Ravenne.
le clocher abrite “la Savoyarde”, cloche de 19 tonnes. C’est le 16 octobre 1919 que la consĂ©cration aura lieu.
Les vitraux posés de 1903 à 1920 - mais détruits en 1944 par des bombardements - sont refaits en 1946
Le grand orgue est signé Cavaillé-Coll.

Petite histoire de l’Ă©difice
Le mot Montmartre signifie “Mont des Martyrs” car la tradition y fixe le lieu du martyre de Saint Denis - premier Ă©vĂŞque de Paris (fin 3e siècle) - et de ses compagnons.
En 1870, quand la guerre Ă©clate entre la France et l’Allemagne, Messieurs Alexandre Legentil et Hubert Rohault de Fleury font vĹ“u de construire une Eglise consacrĂ©e au CĹ“ur du Christ en rĂ©paration ; car pour eux les malheurs de la France proviennent de causes spirituelles plutĂ´t que politiques.
Fin 1872, Le Cardinal Guibert, archevêque de Paris, approuve ce vœu et choisit Montmartre.
Fin 1873, Il obtient de l’AssemblĂ©e Nationale une loi qui dĂ©clare d’utilitĂ© publique la Basilique, permettant ainsi que le terrain soit affectĂ© Ă  la construction d’une Ă©glise. A cette Ă©poque, la construction d’une Basilique dĂ©diĂ©e au CĹ“ur du Christ contraste avec la sĂ©rie de Basiliques dĂ©diĂ©es Ă  Marie construites durant la mĂŞme pĂ©riode : Lourdes, Notre-Dame de Fourvière Ă  Lyon, Notre-Dame de la Garde Ă  Marseille…
La construction est financée par des collectes de dons dans la France entière - souvent offrandes modestes - dont les noms des donateurs sont gravés dans la pierre.

Extrait du chemin de croix
extrait du chemin de croix

Extrait mosaïque intérieure
détail mosaique montmartre